L’ €uro baisse … et alors ???

Toute dépréciation de l’euro relance la compétitivité des pays membres et relance les exportations, tout en les rendant plus compétitifs face à la concurrence étrangères sur leurs marchés nationaux.
Les exportateurs, grands gagnants.
Tous ceux qui achètent leurs fournitures en euro et vendent leurs produits en dollar profitent de la baisse de la monnaie unique. En clair, l’euro faible fait fondre les factures de ces entreprises et augmenter leurs marges de vente.
Les biens d’exportation liés aux grands contrats, y gagnent également. L’aéronautique est un cas d’école. Airbus, filiale d’EADS, facture par exemple ses avions en dollars. Le mécanisme, appelé effet de change, est simple. Lorsque l’euro baisse, un dollar payé par un client donne à Airbus plus d’euros, ce qui fait mécaniquement augmenter les profits.
De manière plus générale, l’industrie intermédiaire, les biens d’équipements, et les biens de consommation, où la concurrence est la plus forte à l’exportation, profitent tous de cette évolution de l’euro.
Les importateurs y perdent.
La baisse de l’euro signifie, c’est logique, la hausse du billet vert. Les entreprises voient donc augmenter tout ce qui leur est facturé en dollars. Des exemples ? Le pétrole et, plus généralement, les matières premières.
La construction, très gourmande en carburant, fait partie des perdants. Les compagnies aériennes également. Air France vend les billets principalement en euros et achète son kérosène en dollars.
Même problématique pour la chimie. Mais ce secteur pourrait être relativement protégé. En d’autres termes, ses qualités, comme l’avance technologique, devraient effacer le handicap lié à l’euro fort.
Les délocalisations pénalisées.
Les entreprises qui produisent en partie en zone dollar ont aussi tout à perdre d’un euro faiblard. Le chiffre d’affaires -en dollars- rapatrié puis transcrit en euro dans les comptes de la maison mère fond mécaniquement. Les cimentiers, qui produisent sur le lieu des chantiers, et les services, comme CapGemini, qui ont des filiales aux Etats-Unis, sont concernés par cet «effet comptable».
Il faut cependant relativiser l’impact de cet effet comptable. Les entreprises très exposées aux fluctuations souscrivent des assurances, appelées couvertures de change, qui lissent l’effet des variations monétaires.


















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